L’essentiel en bref
- Pour 40 % des clubs sportifs bernois, trouver et garder des entraîneur·e·s est un problème important ou très important.
- Les annonces concrètes, le contact personnel et une vraie reconnaissance sont les leviers les plus efficaces.
- Prendre en charge la formation et répartir la charge sur une équipe facilite les débuts.
Presque tous les clubs le connaissent : la saison approche et une équipe n’a pas d’entraîneur·e. L’étude «Sportvereine im Kanton Bern 2024» montre l’ampleur du phénomène : pour 40 % des clubs sportifs bernois, trouver et garder des entraîneur·e·s est un problème important ou très important. Parmi les clubs qui ne peuvent plus accueillir de nouveaux membres, ou seulement de manière limitée, deux tiers citent le manque d’entraîneurs comme raison.
1. Une annonce concrète
«Cherchons entraîneur» ne suffit pas. Indiquez l’équipe, les jours d’entraînement, la charge et ce que vous offrez. Notre modèle d’annonce vous aide.
2. Approcher les parents
Beaucoup de parents sont au bord du terrain chaque semaine. Une discussion personnelle fonctionne mieux qu’un appel dans le groupe – surtout si vous précisez que personne ne commence seul.
3. Former ses propres joueur·euse·s
Les actifs et les juniors plus âgés connaissent le club et ses valeurs. Comme entraîneur·e adjoint·e d’une équipe plus jeune, ils font leurs premières expériences. Plusieurs cantons proposent des programmes dédiés, par exemple «1418coach» pour les jeunes qui veulent aider dans leur club. Renseignez-vous auprès de l’office cantonal du sport.
4. Prendre en charge la formation
Le coût des cours freine beaucoup de candidat·e·s. Prenez-le en charge, totalement ou en partie. Après un cours de moniteur J+S, on peut diriger des entraînements comme moniteur·rice J+S reconnu·e – et votre club peut recevoir des contributions pour ses cours J+S. Les différents diplômes sont présentés dans le guide Formation d’entraîneur en Suisse.
5. En équipe plutôt que seul·e
Un duo entraîneur·e principal·e et adjoint·e répartit la charge et rassure. Selon l’étude bernoise, près de la moitié des clubs jugent le partage des tâches efficace.
6. Montrer de la reconnaissance
Près de deux tiers des clubs bernois estiment qu’une meilleure reconnaissance par le club aide à recruter des bénévoles. Une indemnité modeste n’est jugée prometteuse que par un peu plus d’un cinquième. Une soirée de remerciement, des habits du club ou un feedback régulier comptent souvent plus que l’argent.
7. Chercher là où les entraîneurs cherchent
Beaucoup d’entraîneur·e·s cherchent activement une nouvelle équipe – mais pas dans votre groupe WhatsApp. Publiez aussi votre offre là où l’on recherche par région et par niveau, par exemple gratuitement sur CoachMatch.
Questions fréquentes
Combien de clubs ont du mal à trouver des entraîneurs ?
Dans le canton de Berne, selon l’étude «Sportvereine im Kanton Bern 2024», c’est un problème important ou très important pour 40 % des clubs sportifs.
Faut-il un diplôme pour entraîner des juniors ?
Pour les offres J+S, une reconnaissance de moniteur·rice J+S est nécessaire : sport des enfants pour les 5 à 10 ans, sport des jeunes (spécifique à la discipline) pour les 10 à 20 ans.
Où les clubs peuvent-ils chercher gratuitement un entraîneur ?
Par exemple sur CoachMatch : les clubs publient leur offre gratuitement et les entraîneur·e·s de la région la trouvent via la recherche.
Sources: Observatoire suisse du sport : Sportvereine im Kanton Bern 2024 (sur mandat du canton de Berne) · Jeunesse+Sport : J+S en bref (canton de Fribourg)